Communiqué

 

 

Qui sont les assassins des 103 enfants du Darfour ?

 

Le 14 Février 2014, la Cour d'Appel de Paris a annulé la condamnation des membres de L'Arche de Zoé pour "tentative d'aide à l'entrée ou au séjour irrégulier" concernant les 103 enfants du Darfour que L’Arche de Zoé a tenté d’évacuer en 2007 depuis le Tchad pour leur permettre de fuir le génocide perpétré au Darfour et leur offrir l’asile sur le territoire Français.

Cette décision remet en cause la persécution judiciaire subie par les membres de L’Arche de Zoé pendant plus de 6 ans, elle jette le discrédit sur ces juges qui ont pris un malin plaisir à détruire et à dissoudre l’association de L’Arche de Zoé pour un délit imaginaire, mais surtout elle confirme que la tentative d’évacuation de ces enfants menacés de génocide était conforme au droit.

Bien au-delà du mal qui a été fait à L’Arche de Zoé et à ses membres, 103 enfants menacés de mort dans l'enfer du Darfour ont été privés injustement du droit d’asile auquel ils pouvaient prétendre légitimement pour leur permettre d’échapper à un génocide. Pire encore, après l’arrestation au Tchad de l’équipe de L’Arche de Zoé le 25 octobre 2007, sur la demande de hauts fonctionnaires du Ministère Français des Affaires Etrangères, les 103 enfants, jusqu’alors en sécurité dans un orphelinat, ont été renvoyés au Darfour en mars 2008 par les autorités tchadiennes avec la complicité de l’Unicef.

Les instigateurs de l’arrestation de l’équipe de L’Arche de Zoé et de la cabale politico-médiatique qui en a suivi, ayant entraîné le renvoi des enfants en zone de guerre, sont devenus les complices de l’assassinat de ces 103 enfants et des crimes contre l’humanité perpétrés au Darfour par les génocidaires soudanais. Cette complicité de crime contre l’humanité au Darfour de la part de hautes autorités françaises est renforcée par le versement, en janvier 2008, de 103 millions de dollars aux génocidaires soudanais dans le cadre des négociations secrètes suite à « l’affaire de L’Arche de Zoé ».

Un grand nombre de journalistes français ont collaboré à cette grande mascarade d’état en relayant, sans jamais les vérifier, les fausses informations inventées par le Quai d’Orsay et véhiculées par le biais de dépêches de l’Agence France Presse. Par exemple, la rumeur, relayée avec insistance par les médias Français, d’un rapport de l’Unicef confirmant la soit disant "nationalité tchadienne des 103 enfants", ou leur soit disant « enlèvement à leurs familles », a été décortiquée et démentie devant la Cour d’Appel de Paris en novembre 2013, sans qu’aucun des nombreux journalistes présents à l’audience n’en fasse écho… En manipulant de la sorte l’opinion publique Française, les médias ont créé un climat propice au renvoi des 103 dans les bras de leurs bourreaux, et ont collaboré à leur façon à l’assassinat de ces 103 enfants.

Tôt ou tard, tous ceux qui ont collaboré à l’assassinat programmé des 103 enfants du Darfour devront être identifiés et traqués, ou qu’ils soient, pour répondre de leurs actes. Etre responsable politique, directeur de cabinet ministériel, haut fonctionnaire ou journaliste offre une certaine impunité dans la France d’aujourd’hui, mais cette impunité a aussi ses limites. L’assassinat programmé de 103 enfants et la complicité aux crimes contre l’humanité perpétrés au Darfour ne peuvent pas rester impunis.